Tanelorn

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Tanelorn

Message  Tanelorn le Ven 1 Mar - 22:06

Nom: Flaning
Prénom: Georges
age: 56
nationalité: Français
Alias: Tanelorn

Ce que le grand publique connait de lui:
Longtemps responsable du recrutement chez ASTRAL, il s'effaça petit à petit de devant de la scène pour des raison obscures. La raison la plus probable est qu'il a succombé à l'alcool.


Ce que Astral connaît de lui :
A peu près tout sauf ce qui concerne sa femme. Georges n'a rien à cacher.


Pouvoirs :
Georges n'a lui même aucun pouvoirs surnaturel même si il fait partie de l'élite de la police. En revanche son armure standard permet (hors ce que l'on peu déduire des statistique) :
-autonomie en oxygéné
-résistance aux incendies
-scaphandre spatial et sous-marin
-amplification et manipulation de l'énergie mental du pilote
-vol autonome
-protection mental
-protection contre le piratage
Lorsqu'il en a les moyens et lorsqu'il ne les casse pas, Il peut avoir des armures plus spécifiques.

Sans armure:
Intelligence
2
force
3
resistance
2
esprit
4
projection d'energie
1
combat
4
vitesse
2
influence
3
perception
2

Avec armure:
Intelligence
2
force
4
resistance
5
esprit
6
projection d'energie
3
combat
5
vitesse sol/air
1/3
influence
3
perception
5


Chapitre I : La fin

« FLANING ! DANS MON BUREAU !...TOUT DE SUITE ! »

La voix hurlante qui se fait entendre provient du bureau du commissaire Martineau. Il a vraiment l’air furieux ce coup là. Mais bon c’est vrai que je n’y suis pas allé de main morte.
Bon j’y vais, je lui explique et il me mettra à pieds pendant trois jours. De toute façon, il me rappelle toujours à la moindre merde qui tombe sur le service.
Je prends ma carte de police et mon 9mm du tiroir de mon petit bureau, et Comme d’habitude je me pointe dans son bureau sans toquer. Mais je vois tout de suite que ce n’est pas comme d’habitude. Thomas est rouge écarlate, presque la bave aux lèvres. Son bureau normalement bien rangé était sans dessus dessous. Même le cadre photo avec toute sa petite famille avait volé. Je m’assois néanmoins dans l’un des deux sièges en velours face à son bureau. Il commence :

« Putain Georges qu’est-ce que t’a branlé. Tu m’en as fait des conneries mais des comme celle-là jamais. Tu peux me dire ce qui t’a pris de balancer six mois d’infiltration en passant tes nerfs sur un suspect ? Maintenant on n’a plus rien. Le préfet est au moins aussi furieux que moi. Et il me demande une sanction exemplaire. Et honnêtement, je compte bien lui donner ce qu’il vœux.

-Fait pas chier Tom. Tu te la pète un peu là, non ? N’oublie pas que si je l’avais voulu c’est moi qui serais à ta place.

-Cela n’excuse rien. Le commissaire c’est moi ! J’ai couvert toutes tes conneries en souvenir du bon vieux temps et pour que Marie repose en paix. Mais là je dis stop. Tu mets en danger les gars.

-Ne mêle pas Marie à cela. « 

Là il commençait vraiment à me gonfler. Je dépose de moi-même mon flingue et ma carte sur son bureau et commence à sortir en lançant :

«Prend tes cachet pour ta tension vieux !ça t'éviterra de dire des conneries.


-C’est toi le vieux. Je te mets à la retraite Georges. Les papiers sont déjà prêts. On te donnera même une médaille et un autre job pour compléter les années qu’il te manque.

Cette nouvelle me fit l’effet d’un coup de genoux dans les parties. Je sentais le sang affluer à mes tempes. Tom savait que ce n’était pas bon de m’énerver.

-Quoi ?? Tu me mets Out ? Alors que je suis le meilleur ? On a tous les deux cinquante-cinq je te rappelle, et moi au moins j’ai la forme.

-Le préfet ne veut plus d’alcoolique dans ces services, dit Tom plus calmement. Je n’ai pas le choix. Prépare tes affaires et va-t’en. »

Alcoolique, mon c.. . Bon, il marque un point et gagne le match. J’obtempère. De toute façon, ce semblant de justice ne me convient plus. Il est temps que je me lance en solo. J’en ai les moyens maintenant.

Mon carton est vite prêt. C’en est désolant d’ailleurs, à part mes flingues et deux trois bricoles, je n’ai rien. Je chope donc à l’armurerie tout ce que je peux. C'est-à-dire un fusil à pompe, et zou, dehors sans un au revoir.

Arrivé au garage j’enfourche ma Harley en ajustant bien le sac à dos. Qu’est-ce que j’aime cette bécane, « Born to be wild !» Elle me ferait presque oublier Marie parfois. Trois coups d’accélérateur font vibrer tout le souterrain. J’appuis sur le bip de la porte de garage et…c’est parti….

Mais qu’est-ce qu’il fou lui?
Blam ! Blong ! Aïe

Pas idée de garer son van à la sortie d’un parking. Aïe. Mince ma jambe doit être cassée. J’en ai vu d’autres, mais putain ce que ça fait mal quand même. Ça bouge dans le van, et moi je suis toujours sous la moto. Grrr

« Mec, sort de ta caisse que je t’en colle une au moins »

Quatre armoires à glace genre Men-In-Black sortent avec des UZIs

« Bonjour Monsieur Flaning. On vous emmène ».

Sitôt dit, sitôt fais. Ma Harley reste en rade à l’entrée du parking avec mon casque et me voilà partis entre les malabars pour on ne sait où.

« Mais vous étés qui au juste ?
-On vous expliquera là-bas

Et bing, une douleur sur le crâne et plus de son plus d’image.


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Re: Tanelorn

Message  Tanelorn le Ven 1 Mar - 22:11

Chapitre II : Rencontre avec le troisième type

La vache ! Tu parles d’une gueule de bois. Qu’est-ce que je me suis encore envoyé pour avoir un mal de crâne pareil ?
J’entrouvre un œil. Mais qui est ce type à lunettes noirs ?
Oulla, ça me revient.

« Bordel, mais qui êtes-vous?
-restez calme M. Flaning, ils vont vous expliquer »

Les courbatures que j’ai dans les bras m’indiques je j’ai passé un long moment ligoté. Il semble que je sois dans un bâtiment du genre récent. En tout cas c’est le cas de cette pièce. Les matériaux utilisés pour faire l’enduit sont insonorisant. Au moins je suis fixé. Pas la peine de gueuler.
Le mieux que j’ai à faire est d’obéir pour le moment. Attendre sur cette chaise en résine en face de ce molosse calmement.

Après une dizaine de minute un petit homme mal rasé entre comme une balle, me détache et me fait signe de le suivre. Et bien allons y.
Je pénètre dans un couloir à côté du « petit », et là il commence à m’expliquer.

« Bonjour Monsieur Flaning. Bienvenue aux Renseignements Généraux. Nous avons reçu un rapport de l’IGS décrivant vos ressent exploits en salle d’interrogatoire. Ce n’est pas très glorieux. Vous devriez être fini mon vieux.
Mais votre commissaire a le bras long. J’ai dû accepter de vous faire rentrer dans ce projet top secret. Le projet Tanelorn. Je suis Prosper Bornschik, responsable de ce projet. Autrement dit votre nouveau patron. Je vous laisse entre les mains de votre tuteur pour le moment. Nous nous reverrons en fin de semaine pour votre premier briefing. »


Borntruc me fait rentrer dans une salle pleine d’écrans de contrôle et de scientifiques comme on voit dans James Bond, puis disparaît aussi vite qu’il était apparu. Même pas un « Pardon de vous avoir ligoté ». Bon Dieu Geaorges, dans quoi tu t’es encore fourré !
Le vrombissement des ventilateurs des aérations indique clairement que nous sommes sous terre. Ça serait vraiment une base secrète des RG ? Comme chez les suisses.

Un gars d’une trentaine d’année d’une carrure légèrement inférieur à la mienne s’approche. Son badge indique : Pierre Vouton, Opérateur en chef.

« Bonjour, c’est vous le nouveau ? », commence-t-il, un sourire aux lèvres.

Il me tend la main.

- Heu...Peut-être » Je lui sers la main. Au moins un qui a l’air sympathique là-dedans.
- Quelle poigne ! C’est une bonne chose, ça vous serra utile. On va se tutoyer ç’est plus simple. Avant tout. Allons dans l’atelier, nous serrons plus au calme »

Les caméras et les gardes que je croise un peu partout me laissent entendre que j’ai plutôt intérêt à me tenir à carreaux.
L’atelier est impressionnant. On dirait celui de Stark dans Ironman, James Bond est hors course là. Et, c’est quoi ce truc au milieu ? C’est quand même pas…ah ben si, c’est des pièces de robots. Je dois faire une sacrée tête parce que Vouton est presque hilare en me regardant.

Je vie en plein délire. C’est sûr, Tom à raison, je ferais mieux d’arrêter l’alcool.

« Georges, voici l’armure exosquelette Tanelorn modèle 2 ! », lance t’il fièrement. « Si tu es ici c’est pour devenir notre prochain Pilote. Mon rôle est de t’informer sur les protocoles de test et de te former à son utilisation.»

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Re: Tanelorn

Message  Tanelorn le Ven 1 Mar - 22:51

Chapitre III: Renaissance

Cette armure est vraiment étonnante. Dommage qu’elle ait été conçue par une bande d’abrutis profond. Ça fait trois jours que j’apprends à l’utiliser. Et bien autant dire que ce n’est pas de tout repos. C’est sûr qu’elle accroît les forces et que son blindage est impressionnant. Mais la piloter demande un effort mental et physique constant. Les mouvements sont tous commandés musculairement et toutes les autres actions d’appareillage sont commandées mentalement.
Pas vocal, mais bien mental. Soit disant parce que la voix change d’une situation de stress à une autre, et qu’en plus cela empêcherait toute communication avec le QG.
Je n’arrive toujours pas à utiliser ces fonctions-là. Impossible de faire suffisamment le vide dans ma tête. Une séance avec un psy est prévue pour demain. Le pauvre il va avoir du boulot.

Mais pour le moment, le problème n’est pas là. Je déboule dans la salle de contrôle en aboyant :

«C’est pas possible. Comment peut-on être suffisamment intelligent pour inventer une armure pareille avec une clim anti-incendie et assez con pour ne pas y mettre un système de chauffage ? Vous croyez que le métal suffit à isoler des moins vingt-cinq degrés qu’il fait dehors ? Je suis gelé ! »

Je dois vraiment être terrifiant. Ils sont tous pétrifié… à par Pierre. Mon nouvel ami est toujours calme et sûr de lui. Sans réponse, il se tourne, prépare un café bien chaud et me le tend.
« Tiens ça te requinquera » me dit-il.

Je prends le café en me forçant de lui rendre le sourire limite hilare qu’il me présente.
La bande d’idiot est toujours pétrifiée. Mais après quelques instants je comprends que je me suis mépris sur l’origine de leur émoi.

Un écran géant sur le mur du fond s’affole et clignote en rouge. Je ne suis pas très calé, mais apparemment il s’agit d’un écran qui leur affiche tout un tas de truc sur mes fonctions vitales. Et là ça affiche : « Risque de mort 100%. Température corporelle 15°C. Dégâts sur organes vitaux irréversibles ! »

Je crache mon café et montre l’écran du doigt.

« Pierre, tu m’explique ça, s’il te plais !
-Ne t’inquiète pas Georges. Tu te sens bien et tu n’as plus froid. Donc laisse tomber, on va régler ça. Suis-moi, on va à la cafétéria ? J’ai une faim de loup. »

Cette cafétéria ressemble à une vielle cantine de primaire. Des murs couverts d’une vieille peinture écrue. Quelques chariots en inox pour servir les repas sont disposés à côté de l’issue de secours. Les tables sont gravées au couteau et on trouve même des chewing-gums collés en dessous. Sacré contraste avec le reste de la base. Une fois assis derrière un bon steak frites avec du ketchup plein l’assiette, je l’écoute. Je ne saurais dire pourquoi mais je respecte profondément Pierre.

« Je suis désolé pour le système de chauffage, mais vois-tu, nous arrivons à la date de fin du projet et nous ne sommes pas encore prêt. Il ne nous reste plus qu’un mois avant le lancement de la véritable mission. De plus les budgets sont déjà croqués depuis longtemps avec la perte de l’armure première version. Donc c’est vrai que certains aspects de confort ont été laissés de côté.
-De confort ? Un petit radiateur ? Il y a peut-être une limite non ? J’étais gelé dehors. Une minute de plus et j’y passais.
-Sais-tu combien de temps as-tu attendu sur la piste d’entraînement ?
-Comment veux-tu que je le sache? Les jours durs six mois ici. J’étais déjà loin d’imaginer que vous m’aviez emmené en terre adélie. Alors estimer le temps sans montre …
Non je n’en sais rien.

-Dix heures. »

J’arrête ma mastication un bref instant, le temps d’assimiler la nouvelle et ce que j’ai vu dans la salle de contrôle.

«L’armure n’est prévu pour tenir que dix minutes sans le système de commande mental. Au bout des dix minutes, j’ai bien vu l’écran et ce que cela impliquait. Mais ça ne semblait pas te perturber plus que cela. Comme si tu avais réussi à activer le bouclier mental. J’ai dit aux autres de poursuivre le test. Nous n’avons arrêté que quand tu as eu une véritable sensation de froid.

-Mmm…Et t’explique ça comment, Einstein ? Je contrôle déjà l’armure ?
- Non. Les relevés sont formels, tu devrais être mort. Mais quelque chose te tiens en vie. Une sorte de fonction régénératrice. Tu dois avoir un ADN très particulier peut-être même mutant. Quand es-tu tombé malade la dernière fois ? »

Tiens c’est vrai ça. Alors cette année je n’ai pas eu de grippe. L’année dernière ? Non je ne crois pas être allé chez le médecin non plus…Mince c’est vrai. Depuis la mort de Marie je n’ai plus été une seule fois malade. Serais-ce elle qui…non c’est impossible. Mais c’est vrai que ça coïncide.

« Ca va faire douze ans cette année. C’est la clé du puzzle qui me manquait. Maintenant je comprends enfin pourquoi ils m’ont pris dans le projet. Je savais bien que ça ne pouvait pas venir de Tom, et Monsieur Bornchose me menait en bateau.
-Bornschik. C’est notre directeur je te rappelle. Et tu as raison il t’a mentis. Là où tu te trompes c’est que ce n’est pas pour tes capacités moléculaires.
-Ben pourquoi alors ?
-En tant que chef opérateur j’ai été consulté et j’ai lu ton dossier. Ils ne savent rien à ce sujet. Je l’ai découvert tout à l’heure.
-Ok, je répète donc ma question. Pourquoi ?
-Parce que tu n’as absolument plus rien à perdre. Que tu as soif de justice et que ton profil psychiatrique montre une certaine folie suicidaire.
-Génial, et je dois prendre ça comment ?
-Tu le prends comme tu veux. C’est un fait, pas un avis.
-Et ça, ça fait de moi un bon pilote ?
-Depuis l’explosion de la version une, oui »

Et bien heureusement que le steak est bon. Là, ça commence à faire un peu beaucoup à avaler d’un coup. Mais en fait il a raison. Peu importe ce qu’il m’arrive. Tant que ça peut dégager de la racaille je promets de faire tout ce qu’il me demandera.

« Juste pour ma culture personnelle. Il lui est arrivé quoi au premier pilote ? Il était dans l’armure à ce moment-là ?
-Oui… C’était moi. »

A ce moment, Pierre se lève pour aller poser sons plateau sans un bruit. Absolument sans un bruit. Le plateau exactement de niveau. Comment ai-je pu être aussi aveugle. C’est pour cela que je ressentais quelque chose de bizarre en le voyant. Son corps n’est qu’une machine.
Il se retourne vers moi en me souriant.

« Allez, dépêche-toi Georges. On a encore plein de boulot ! »


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Re: Tanelorn

Message  Tanelorn le Ven 1 Mar - 23:01

Chapitre IV: On trinque ?

Me voilà encore enfermé dans cette foutu armure. Ça doit bien faire une heure que je transpire dans cette boite de conserve. Ça sent le fennec, un vrai bonheur.

J’ai pourtant réussi à passer tous les exercices de manipulation physique de l’armure sans trop de problème. Qu’il s’agisse de courir pendant trois heures, de lever trois cents kilos ou de recevoir un coup à faire dérailler un train. Comment ça se fait que je n’y arrive toujours pas avec les équipements psychiques ? Ceux-là il y a vraiment rien à faire.

Tous les jours, j’entends Pierre me répéter la même chose :

« Georges, tu dois te concentrer sur l’action psychique à mener. Sur la finalité, pas sur comment l’obtenir. Il est impératif de faire le vide dans ta tête. »Et la psy me dit le même blabla.

Ca à l’air marrant et simple comme ça, mais pas moyen que je le fasse.

Dernière idée débile de Pierre :

« Il faut peut-être qu’on arrive à te pousser à bout. A vraiment te fatiguer pour que ton cerveau ne pense plus qu’à l’essentielle »

Le salopart, ça fait quatre jours que j’ai pas dormis et deux que j’ai pas mangé, sans parlé de la soif. La soif c’est vraiment terrible, surtout quand on a souvent soif, comme moi. Et l’exercice du jour c’est « sauter autant de fois que je peux ». On se croirait dans Kohlanta ! Un vrai délire.

Un hangar sous terrain de 2000m² contenant quelques caisses, tout un lot d’appareil d’exercices et moi au milieu de tout ça qui fait des petits sauts de 50cm de haut depuis une plombe. Un joli tableau.

Mes écouteurs se mettent à grésiller :
« Georges ! La fréquence de tes saut diminue, tu penses encore à n’importe quoi ! Concentre toi un peu, bon sang ! »

Non mais voilà qu’il me donne des ordres maintenant ! Je sais qu’on est mal pour le projet mais bon sang là j’en ai ras le bol. J’enlève le casque en me dirigeant en dehors de la salle d’entrainement. Les hauts parleurs du hangar hurlent :

« Mais qu’est-ce que tu fais ? Tu vas ruiner les tests.
-Alors je sais que ça ne se voit pas, mais là je vais prendre une bière. On reprendra après.

____

J’apprécie beaucoup le petit appartement que la France a mis à ma disposition. Une seule pièce, peinture jaune coquille d’œuf comme ils disent, un chiotte, un lavabo et un plumard. Bref dans mon langage on appelle ça une cellule. Le plus triste c’est que ça me suffit vraiment pour vivre.
C’est avec une bière piqué chez Pierre au passage que je m’assois sur le lit.
Pierre me rejoint dans ma suite quatre étoiles en déboulant comme une furie au moment précis où le lit cède sous le poids de l’armure. Fait chier ! Je parie qu’ils vont jamais me le changer en plus.
Je tourne la tête avec un grand sourire narquois.
« Oui Pierre ? C’est pour quoi ? »

J’en profite pour m’envoyer une gorgée de bière bien fraiche. Il pourrait m’en coller une avec son corps robotique. Mais tant que je suis dans l’armure il n’osera jamais

« J’EN AI MARRE ! Tu vas tout faire foirer Georges ! Je te rappelle que tu pars en mission aux USA lundi. On a pu trafiquer les résultats des tests jusque-là, mais sur le terrain ils vont bien voir que tu n’arrives pas à te servir de l’armure. Ah ça ils vont bien rire les américains d’avoir un boulet comme ça dans leur équipe. Si tu n’es pas crédible tu ne pourras jamais t’intégrer. Et si tu ne t’intègres pas tu ne pourras jamais mener à bien ton enquête sur ASTRAL.
-Oui ça va. Je sais tout ça.
-Tu crois que ta femme est fière de toi là ? »

Il sait vraiment sur quelle corde jouer. J’ai l’impression d’entendre mon ancien commissaire et ami Tom.

« Laisse ma femme ou elle est. Si je titille le goulot c’est bien pour arriver à l’oublier. Tu veux que je fasse le vide ? Très bien. Et bien laisse-moi utiliser mes méthodes pour une fois !
-Tu crois que picoler comme un trou ça va t’aider à commander l’armure ? T’es vraiment foutu mon pauvre Georges. Tout ce que tu vas arriver à faire, c’est te tuer avec l’armure !
-On verra. De toute façon je ne te laisse pas le choix. Je ne retourne pas là-bas avant de mettre désaltéré un minimum.
-T’es vraiment un con Georges ! Tu le sais ça ?
- Peut-être mais je suis le seul abruti qui peut faire votre salle boulot. »

Il sort enfin à contre cœur en claquant la porte. Évidement elle vole en éclat. En plus de ne plus avoir de lit je ne vais plus avoir d’intimité non plus. Ça promet. Vivement que je me tire aux States.

____

Me voilà de nouveau dans le hangar d’entrainement. Après avoir mangé un peu et vidé quelques bières c’est plus facile de se motiver. Aucun grésillement dans les écouteurs. Pas besoin d’être un devin pour savoir que Pierre fait la tronche. C’est vrai que je n’y suis pas allé de main morte, mais il pourrait m’écouter un peu parfois.

Allez c’est partis. Je reprends les sauts à la con.
1, 2,3….20…60….206….pff bon j’arrête de compter…

…Mais depuis combien de temps je saute là ?
… J’ai quand même des sacrés absences
… Bon c’est pas grave, avec l’alcool je sens à peine mes jambes
…Terrible, j’ai l’impression d’être en dehors de mon corps et que je peux me voir sauter. Que j’aime cette sensation familière.
….
….
Ça serait plus simple si cette armure pouvait voler. Tellement plus simple de...voler.

brrooOUUUFFF !

Bon sang l’armure s’enflamme d’une énergie étrange. Des espèces de flammes bleues m’enveloppent de partout et….je VOLE. C’est vraiment fun. Bon comment on fait après ?

A gauche…A droite...facile

L’armure fait vraiment ce à quoi je pense. J’essaye d’aller plus vite en faisant des boucles à l’intérieur du grand hangar. Tout simplement énorme. Cette sensation de liberté, de pouvoir faire ce que l’on veut. Je sortirais bien l’essayer dehors mais pour une fois on va rester sage. Je ne suis pas spécialement en état là. Et j’ai assez fait de mal à Pierre pour aujourd’hui.
Mais bon sang que c’est bon. Meilleur que ma vielle Harley.

« Tu as fini de jouer ? On peut reprendre les essais ?
-Oui Pierre. T’es pas fière là ? Ma méthode fonctionne, t’as vu.
-Ca va permettre d’avancer mais c’est plutôt un échec en fait. Ça veut dire que tu es incapable de la piloter normalement.
-On s’en fou de ça. C’est quoi la suite ? On a du retard à rattraper là.
-La suite c’est « modelage de l’énergie ». Pose-toi et essaye de la confectionner autour de toi. »

Je me pose au milieu du hangar pour avoir un max de place et bien décidé à aller plus loin, beaucoup plus loin. Je décide de faire un joli éléphant. Il suffit d’y penser c’est excellent.

« Georges ? » Sa voix est plus calme désormais. Ça fait plaisir
« Oui Pierre ?
-Tu crois vraiment qu’un éléphant ça va te servir au combat ? Tu ne voudrais pas essayer avec une arme ?

Je pouf de rire.

- C’est pas faut. Excuse, j’ai pas tout mon discernement là.
- Oui je vois que t’as l’alcool rigolo. Ça va être sympa en mission !

Je pense à une épée et pouf me voilà avec une épée dans les mains. Bouclier et hop un bouclier. Ça y est, j’ai vraiment classe.

« Excellent. Tu la maitrise déjà à la perfection. Georges, essaye de projeter l’énergie, comme si il s’agit d’un ballon de hand. »

Je m’exécute. Enfin presque…

Je me redresse en écartant un peu les bras et hurle :

« RETRO-LASER ! »

BLAAAAMM !!!


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Re: Tanelorn

Message  Tanelorn le Ven 1 Mar - 23:02

Chapitre V: Ça sent l’avoine

Qu’est-ce que je me sens bien dans l’appartement d’Alex à Millenium City. Ça va bientôt faire un an que le Leader du groupe de super-héros ASTRAL m’héberge en échange de quelques tâches ménagères. Je sais bien qu’il me surveille à moitié pour voir si j’ai arrêté de me droguer, mais ça ne me gêne pas.
En même temps, au départ j’étais bien là pour le surveillé lui. Je me rappelle encore mon arrivée à ASTRAL. L’objectif de la mission était d’enquêter sur l’ancien chef, Flamme-Circus. La France le soupçonnait de devenir fou et de menacer la France. Ce qui s’est avéré exacte. Ensuite je devais m’assurer qu’Ultiman serait bien capable de prendre la suite. Encore exact. Et enfin je devais bosser pour ASTRAL en essayant d’enquêter sur une criminelle en fuite. Pas de nouvelles de la France depuis neuf mois. Au moins j’ai eu le temps d’enquêter.
En plus je me sens bien ici. Même si ces dernier temps j’ai plutôt merdé et fâché le chef.

Heureusement depuis qu’Alisa est arrivé à Millénium c’est comme si il était sur une autre planète en plus.
C’est vrai qu’elle est gentille et bien foutue. Bref c’est bien normal de l’avoir invitée, non ?

« -Mmmm, Alors que penses tu de ce Château Margot Alisa ? »

Elle tient un verre de vin rouge à la main pendant que je prépare un osso-buco comme savait le faire ma femme. Alex est assis sur un tabouret du bar de la cuisine et sirote un jus de tomate. Une veine qu’il n’aime pas le vin. L’alchool c’est sa kryptonite rouge.
Alisa renifle doucement le vin puis en bois une gorgés en faisant les bruits de succion habituelle pour un amateur de vin.

« - Da, excellent ! J’ai hâte de goûter ta cousine.

Je souris

-On dit cuisine. Mais tu t’améliores vachement en français. »

La douce fumée odorante de la cuisine emplie petit à petit l’appartement d’Ultiman. Ça fait du bien de se détendre un peu ensemble. Dommage que j’ai certains points de discussion à aborder. On va attendre d’être à table.

« -Je suis impatient de goûter ça Tany. Ça a l’air super bon. On passe à table bientôt ?
- Oui ne t’inquiète pas. Il faut juste attendre encore un peu que la sauce réchauffe.
Mais vous pouvez déjà vous installer. »


En les voyant aller dans la salle à manger, je ne peux m’empêcher d’avoir une petite pensée attristée pour Regina, l’ex d’Ultiman décédée récemment.

« Voilà, c’est prêt. »

J’emmène le plat en prenant garde à ne pas me mettre les pieds dans le tapis. Leurs yeux sont ceux de deux loups affamés.

« -Et bien. Vous n’avez pas mangé depuis quinze jours ou quoi ?
- Niet, Mais nous avons eu une mission difficile aujourd’hui. »

J’entame le service. La douleur dans le bras droit me rappelle la balle que j'ai prise la semaine dernière, mais cette odeur mélangée au vin fait vite oublier tout cela.

« -En parlant de mission, j’aimerai que nous abordions un petit sujet ou deux. Si ça ne vous gêne pas.
- Non, surtout si on peut manger en même temps. »
« -Et bien je sens que ma vendetta personnelle approche de la fin. Ce coup si j’ai une bonne piste pour mettre la main définitivement sur Bertha.
-Qui est Bertha ?
-C’est une Vilaine française sur laquelle enquêtait Tany là bas et….

Alex hésite à poursuivre. Il me connait bien maintenant, et il sait qu’il vaut mieux éviter d’aller sur ce terrain.

-Elle a tué ma femme avant de s’enfuir. Le gouvernement la recherchait et c’est en parti pour cela qu’ils m'ont recruté pour cette mission.
-Je suis sincèrement désolé Georges.
-Parfois j’ai l’impression de sentir sa présence. Je la vengerai coûte que coûte. Bertha doit moisir derrière les barreaux.
-Tu sais que tu peux compter sur mon aide Tany.
-Oui je te remercie, mais en fait ce n’est pas tout à fait de ça que je voulais vous parler.
-Crounch Crunch, Ah von ?
-J'aimerai qu’on parle de l’après mission. Une fois que Bertha sera en France.
-Pourquoi il doit y avoir du changement ? »

Je laisse involontairement un blanc pour choisir mes mots. Mais ce blanc suffit pour que tout le monde s’arrête de manger.

« -Et bien je ne sais pas. Avant je pensais qu’après ça je n’aurais plus de raison de vivre. Mais quelque part ça serrais trahir mon ami Pierre en France. L’opérateur en chef du projet Tanelorn.
-Donc ? Tu veux retourner en Europe ?
-Non, mais je ne sais pas ce qu’ils prévoient comme mission après. J’aimerai bien rester ici, mais ils ne voudront surement pas.
-Aïe ça c’est une tuile. »

J’essaye de détendre un peu l’atmosphère :

« -Oui je sais, il va falloir t’occuper de ton linge tout seul. »
Gagné. Alisa pouf de rire.
« -C’est toi qui vois Georges.
-Ben en fait j’avais bien une autre idée…..Admettons que je quitte la France avec Pierre. On pourrait le recruter ? C’est un expert en technologie et un peu plus aussi.
-Tu veux déserter ?
-Oula, les grands mots. Non démissionner. Officiellement je suis en retraite en fait. Le service pour lequel je travaille n’a pas d’existence pour le grand public. »

J’en profite pour me resservir.

« -Allez soyez cool, dites oui. Et je vous referai à manger. »

Ça c’est l’argument qui tue, mais je sens qu’il hésite. Puis il regarde Alisa rapidement. Niark Niark, je me doutais qu’en l’invitant il n’oserait pas être aussi rigide qu’à son habitude. Je peux être vraiment diabolique des fois.

- Ça ne va pas nous faire une bonne pub vis-à-vis du président Français, mais tu as déjà bien rendu service à notre pays. Je vais essayer d’appuyer ta demande de travailleur immigré en attendant une éventuelle naturalisation.

-Ouaiii, et tu verras, je suis sûr que Pierre trouvera une solution pour que je n’ai plus à consommer d’alcool pour utiliser l’armure !Si il n’y avait pas de témoins je t'embrasserais »

Bingo. Enfin il se marre!


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Tanelorn

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Re: Tanelorn

Message  Tanelorn le Sam 2 Mar - 14:56

Georges,
Si tu lis cette lettre c’est que tu viens d’ouvrir le colis que je t’ai fait parvenir. Il s’agit du nouveau modèle d’armure Tanelorn.
J’ai bien essayé de te joindre depuis que je suis arrivé aux Etats-Unis mais sans succès. Heureusement, j’ai rencontré Ultiman, qui m’a assuré que tu allais bien. C’est ce qui m’a fait penser que tu avais du détruire ton armure et que tu préférais m’éviter.
C’est bien dommage car j’ai de grande nouvelle pour toi, et pas que des bonnes.
Pour commencer, l’Elysée à bien reçu la demande d’Ultiman, relayé par le Pentagone concernant ta naturalisation Américaine.
Deuxièmement, j’ai démissionné pour pouvoir te suivre. Fait donc très attention avec l’armure car je n’ai plus les moyens de l’entretenir. Si Astral veux bien m’embaucher et me donne des moyens, je pourrais le faire.
Enfin, suites à tes derniers rapports, j’ai pu découvrir des informations cruciales sur Bertha. Elle serait apparemment en train de détourner des satellites pour le compte de Docteur Destroyer. C’est une étrange rumeur puisque Destroyer est mort. Je ne sais pas ce qu’elle manigance, mais ça ne sent rien de bon.

Pour finir, voici la liste des améliorations de l’armure :
-Scaphandre spatial : L’armure te permet désormais de te déplacer dans l’espace. L’autonomie en Origène recombiné est de douze heures.
-Commande de drones : Tu peux créer des robots d’accompagnement. Attention néanmoins, ils tapent copieusement dans les ressources énergétiques de l’armure.
-Filtre d’analyse de commande cérébrale : Avec ça, plus besoin de boisson pour rester zen et calmer tes ardeurs naturelles. J’ai donc enlevé l’emplacement pour ton « carburant » d’avance.
-Pour finir, tu constateras que le confort est meilleur, il y a même le chauffage et le recyclage d’excréments.

Fait bien gaffe à tes fesses.

Amicalement,
Pierre.

Tanelorn

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Re: Tanelorn

Message  Tanelorn le Sam 2 Mar - 15:03

Chapitre VI: Chienne de vie!

Les sirènes des véhicules de secours retentissent au loin, à peine masquées par le brouhaha habituel de la ville. Je me réveille tranquillement. Reposé et serein. La première fois depuis bien longtemps.
Son joli corps tatoué allongé à côté de moi. Quelle nuit !

Les premiers rayons de lumière frappent doucement les carreaux et viennent illuminer son dos nu…Mince, je n’arrive pas à me rappeler de son prénom. Bien sûr, je sais qu’on l’appelle Arme Extinction, mais elle a bien dû me dire son prénom.

Je me lève doucement en essayant de ne pas la réveiller. Raté, mon ceinturon tombe sur le carrelage et fait un bruit bien sonore. Soit elle a le sommeil très lourd, soit elle fait semblant de dormir. Je vote pour la deuxième. Elle est bien plus maligne que ce qu’elle fait croire. J’enfile mes vêtements, l’embrasse et me sauve.



Quelques instants plus tard je vole vers l’origine des sirènes. Cette nouvelle armure est vraiment plus confortable que l’ancienne. Et au moins je peux m’en servir à jeun dès le matin. Bien qu'en fait j'aimais bien le gadget qui permettait de sortir une flasque de whisky de la jambe. Un peu comme robocop avec son flingue. Même si Ultiman n'aimait pas que je le face devant les caméra. Le fait de parler de cette armure me ramène en mémoire tout ce que cette nuit avait réussi à me faire oublier.
Tel un roman photo dans ma tête, tous les souvenirs me reviennent.

Tout d’abord, l’Alerte de Pierre Vouton, mon ami du projet Tanelorn. Il avait intercepté une communication qui indiquait que Bertha, l’assassin de ma femme, lançais un missile armé depuis un satellite sur Steelhead au Canada. Le temps de réunir une équipe et nous étions sur place pour essayer de détourner le missile. Jusque-là ça allait un peu près.
Mais après il a fallu se rendre sur une base lunaire pour essayer d’arrêter Bertha. Bertha qui commande une attaque de si grande envergure ça m’étonnait et m’inquiétait à la fois. Il devait y avoir quelqu’un derrière, mais qui ?
Alex, proposa de demander à UNITY de nous prêter leur téléporteur.

C’est sûr que c’est plus rapide qu’un voyage en navette. Il a beau être très intelligent, il a parfois le don de faire comme si il avait une idée géniale alors que c’est du niveau d’un élève de primaire. Mais bon, heureusement qu’il est là. Je ne sais pas ce que je ferai sans lui parfois. Surtout ces derniers temps.



Bref, hop, téléportation vers la lune, et vlan nous voilà en cellule. Le téléporteur aurait-il merdé ? Etonnant. Ça avait surtout l’air d’un piège. Impossible de joindre ASTRAL, apparemment on était plus sur terre. Lifecure appelait au secours dans le com-link, c’était déjà ça. Trancher les barreaux fut un jeu d’enfant. Se farcir les gardes un peu moins. Ça ressemblait à une sorte de donjon SM qui aurait beaucoup plus au Gouailleur.

A partir de là ça s’est mis à chauffer sévère. Entre les civils qui étaient là et les hommes de mains de Bertha, ce ne fut pas une partie de plaisir. Mais Cassius et Ultiman sont des mecs solides. Et il faut bien reconnaître que Darkforce était d’une aide précieuse également. On arrive tant bien que mal à une gigantesque porte maintenue fermée par des symboles étranges. On se rend vite compte qu’il faut actionner des mécanismes avec des chaînes. Chacun d’eux protégés par un gros vilain de Bertha. Entre les warpzone et les boss de niveaux on se serait cru dans un vrai jeu vidéo !

Finalement on a fini par trouver Bertha. C’est là que la rage m’a submergé. Je lui ai sauté à la gorge, oubliant mes amis présents et les conséquences de mes actes. Mais ça n’allait pas durer. Un truc clochait avec mes pouvoirs. Au final j’eu raison d’elle. Mais impossible de la tuer. Quelque chose, ou quelqu’un m’en empêchait. Cassus allait réussir à la faire parler quand une sorte de fantôme apparu et la désintégra.
C’était Marie, ma femme, ou plutôt son fantôme.

« Georges, mon amour, enfin je vais pouvoir reposer en paix. Je suis resté à coté de toi durant toutes ces années pour te protéger et m’assurer que tu puisses nous venger. Sans que tu puisses entendre mes cris et mes pleurs. La culpabilité te ronge, mais tu n’y es pour rien. Maintenant je pars sereine. Je sais que d’autres veilleront sur toi. Soit fort mon chérie. Je t’aime…. »

Et elle disparut. J’étais accablé.

Repenser à ce moment me fait à nouveau verser des larmes. C’est bien la peine de jouer les durs à me sortir du lit à 7h00 du mat pour aller sauver des gens si je n’arrive même pas à gérer mes propres problèmes.

Après ce que j’appellerai désormais le second décès de Marie, il a bien fallu terminer la mission. Enfin Alex ne m’a pas vraiment laissé le choix. Il sait motiver ses troupes et être explicite. Même si le moral n’y était pas, j’ai fait de mon mieux. Le vrai cerveau de cette attaque n’était pas Bertha, mais un type qui se faisait appeler Shadow Destroyer. Une sorte de Doc Destroyer mais qui vient d’ailleurs.
C’est clair qu’il est balaise et qu’on en a chié. Le combat dura une éternité et toute l’équipe dû puiser dans ses ressources. Mais on a été les plus forts. Faut dire que chez Astral on a une sacré force de frappe en fin de compte.

Quelques cicatrices que m’a laissées Destroyer m’aident désormais à me rappeler que Marie n’est plus là pour me régénérer. Me voilà redevenu un retraité de 56 piges dont le principal hobby est d’utiliser une armure volé à la France pour mettre des pralines à des vilains.

Elle est belle l’histoire tiens.


Dernière édition par tanelorn le Dim 3 Mar - 16:48, édité 1 fois

Tanelorn

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Re: Tanelorn

Message  Tanelorn le Dim 3 Mar - 16:47

Chapitre VII: Liberté!

Ah, le vent sur la peau. Les odeurs de gaz d'échappement qui se mêlent à l'iode de la mer. Que j'aime cette ville. Millénium City. Après tout ce qu’elle à vécu, elle se relève quand même. Voici mon exemple.

Et oui, ça y est je suis enfin en paix. En paix avec mes vieux démons. En paix avec ceux que je n'ai pu protéger, ma femme, ma copine, mon fils et tout les autres. En paix avec moi même. Prêt à revenir pour protéger les autres et peux être échouer à nouveau. Mais qu'importe, il faut bien le faire. Pas parce que j'en ai le pouvoir, je ne suis qu'un pauvre type. Mais parce que je suis du coté des gentils. C'est mon rôle dans cette gigantesque comédie qu'est la vie.

Je fait encore quelques mètres pour m'éloigner du bâtiment et surtout pour m'approcher d'une cabine téléphonique. La prison c'est vraiment pas fun. Bon ok, ce n'était pas vraiment une prison, mais j'ai quand même pris cher. C'est vrai que j'avais une douche dans la chambre, mais quand on est attaché au lit ça ne sert pas vraiment. Sans parler des voisins, des vrais cinglés.

Au moment d’appeler mon ami Alexander, je me ravise. Que va t-il dire, ou même penser, après une si longue absence ? Est-il même encore en vie ? Six mois sans savoir ce qui se passe à l'extérieur, il peut s'en passer des choses.
Je vais plutôt prendre la bonne vieille méthode. Je doit prendre mon armure, des fleurs et je me rendre sur la base lunaire.

Soudain, une alarme retenti derrière moi. Merde, il on repéré mon absence. Mon vieux Georges t'a plus qu'à courir !

Tanelorn

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